La race Prim’Holstein

La race Prim’Holstein

29 décembre 2013 2 Par Charles

Rentrons donc plus en détail sur cette race bovine très répandue en France.

La race Prim’Holstein est originaire de Hollande. Elle est apparue en France au début du XIXe siècle puis a été apportée par les colons hollandais en Amérique du Nord. C’est là-bas qu’elle a pris le nom de Holstein. En France, on l’appelle Prim’Holstein depuis 1990. Le cheptel français est le second plus important au monde après celui des Etats-Unis.

Les animaux de la race ont une robe de couleur pie noire ou plus rarement pie rouge. Ils font une taille de 1,45 m au sacrum. Les femelles pèsent entre 600 et 700 kg et leurs veaux font environ 40 kg. Quant aux mâles, leur poids est compris entre 900 et 1200 kg. Les vaches sont assez précoces et vêlent facilement dès deux ans.  La croissance est donc rapide. La race a beaucoup d’avantages pour l’exploitation. La mamelle permet la traite mécanique. La morphologie du bassin rend les vêlages faciles. Les membres permettent une bonne locomotion des animaux. De plus, la valorisation du bol alimentaire est efficace. Cependant, le principal avantage de la race est la forte production laitière qu’elle assure. En 2012, une vache de race Prim’Holstein produisait en moyenne 9411 kg de lait par lactation. Le lait produit était également d’une excellente qualité avec un taux butyreux et un taux protéique respectivement égaux à 39.3‰ et 32‰ en moyenne.

La race s’adapte idéalement à tous les milieux et à tous les systèmes d’exploitation. On la retrouve donc en plaine et en montagne et dans des élevages intensifs aussi bien que dans d’autres respectant le cahier des charges de l’agriculture biologique.

Ces animaux représentent 30% du cheptel français et 60% des vaches laitières du territoire. Une sélection génétique est faite lors de la reproduction, facilitée par l’insémination artificielle. En effet, un nombre limité de taureaux sélectionnés fournit la semence utilisée lors des inséminations. La production a ainsi beaucoup augmenté ces dernières années.

Cependant, les critères de sélection ont dû évoluer car la sélection faite uniquement sur le critère de la production laitière a négligé certains autres aspects tels que la fertilité ou la santé de la mamelle. Il y a donc beaucoup de problèmes actuellement tels que la multiplication des mammites et la baisse de fertilité. Ces deux facteurs sont les principales causes de mise en réforme. Depuis 2 ou 3 ans, le poids accordé à ces critères a donc augmenté et a permis d’améliorer un peu la santé et la fertilité des animaux.