Le totalitarisme antibiotique dans les élevages

Le totalitarisme antibiotique dans les élevages

25 octobre 2019 0 Par Charles

Les élevages français carburent aux antibiotiques et vaccins, en raison des préconisations sanitaires imposées par le législateur et par l’administration. 1 052 éleveurs viennent de se rebiffer en signant un manifeste vantant l’utilisation de certaines plantes à la place de la médicamentation chimique.

Les plantes hors la loi

Le constat est là : la loi impose abondamment l’utilisation d’antibiotiques. Ceux-ci sont onéreux, engraissent les laboratoires qui les produisent, ont des effets secondaires sur les animaux et probablement indésirables sur les consommateurs, fonctionnent de moins en moins bien… Ils n’ont donc pas (ou plus ?) grand-chose pour plaire !

Dès lors, de plus en plus d’éleveurs bovins se tournent vers des plantes et des savoirs ancestraux pour protéger ou soigner leurs vaches laitières (à titre d’exemple). Cela est cependant interdit, officiellement du moins. Mais il demeure difficile d’interdire le bon sens

Les éleveurs, principalement bovins, qui s’engagent sur cette voie sont généralement certifiés « agriculture biologique ». On peut donc dire que, par leur combat végétal, ils vont jusqu’au bout de leur engagement.

Au passage, rappelons que jadis il est coutumier en France de soigner les bovins à l’aide de chanvre, dont le THC est depuis des décennies banni…

Des réglementations hypocrites

Pour être autorisé, un remède pour animal doit être validé à travers une AMM – ou autorisation de mise sur le marché. Or, rares sont les huiles essentielles (dont l’effet est très fort par rapport à la quantité utilisée) à bénéficier de ce sésame. L’examen des autorités compétentes requièrent d’ailleurs des coûts importants… que (presque) seuls les laboratoires massivement chimiques peuvent assumer, avec brevet de fabrication et commercialisation à l’appui.

C’est ainsi que régulièrement des vétérinaires sont inquiétés par la chambre disciplinaire de leur ordre professionnel s’ils sont trop militants ou conciliants en la matière. Mais les faits sont têtus et, devant l’évidence, des éleveurs toujours plus nombreux se mettent aux huiles essentielles et substances végétales, la plupart du temps sans le dire, sous le manteau.

Courage ! Ces efforts finiront par porter leurs fruits ; puissent nos éleveurs recouvrer toute leur liberté !