Élevage de dindes dans la Drôme : l’intrusion qui en dit long

Élevage de dindes dans la Drôme : l’intrusion qui en dit long

30 octobre 2019 0 Par Charles

Nous récusons l’expression d’« agri–bashing » en ce qu’elle est récente, issue d’un anglicisme et beaucoup trop utilisée par les grands médias. Mieux vaut s’en méfier. Ce qui est vrai, en revanche, c’est que les actes terroristes, visant à faire peur et à intimider, à tuer socialement éventuellement, se multiplient à l’encontre de nombreux agriculteurs et professionnels liés de près au secteur primaire (les bouchers par exemple). Ces actions sont le fait de réseaux animalistes très bien organisés et financés. Ils savent utiliser les nouvelles technologies et l’ignorance des masses pour parvenir à leurs fins, comme l’illustre un récent fait dans la Drôme.

La crise du rouge chez le dindon : les Français ne la connaissent plus

Dans la Drôme, à Allex, un éleveur de dindes, Philippe Barbeyer, a subi une intrusion criminelle de fanatiques animalistes. Ceux-ci ont filmé ce qui les arrangeait et ont publié sur Internet un montage dramatique, jouant sur la sensiblerie de nombreux internautes.

Manque de chance, les services vétérinaires et les gendarmeries, alertés par cette publication, sont arrivés à l’improviste et ont pu constater que tout allait pour le mieux dans l’élevage visé de façon inique.

Ces faits attestent de deux problèmes majeurs. Le premier est de vouloir qu’un élevage soit exempt de toute perte : pure utopie. Comme chez les êtres humains, les morts subites existent, tout comme les malformations, les agents pathogènes, etc.

Surtout, le dindon est sujet à une terrible « crise du rouge », à peine jugulable par l’alimentation. Il s’agit d’un changement hormonal chez les mâles, entraînant d’importantes pertes. C’est ce qui explique la relative rareté des élevages domestiques de dindes aujourd’hui, ces volailles étant désormais rares chez les particuliers de pays qui en étaient jadis couverts (comme l’Astarac ou le Savès…). Un fait que les masses, bien entendu, ne connaissent plus du tout…

Mais qui se cache derrière toutes ces associations animalistes ?

À refuser la prééminence de l’homme sur le règne animal, on en arrivera au cannibalisme, à la manière des tribus sauvages ou de certains restaurants chinois huppés il y a deux siècles.

La méthode des organisations animalistes et antispécistes est bien rodées. Elles ne reculent devant rien, sont sûres de leur cause et manient à la perfection l’art de la manipulation des sons et des images. Leurs ressources financières sont importantes, probablement grâce à de riches mécènes poursuivant des buts bien précis, mais aussi en raison de la naïveté de nombreux Français, surtout chez les personnes âgés, qui leur font des dons en pensant pouvoir améliorer par là le bien-être animal

Dans ces associations, certains membres haut placés sont bien habillés, à la manière des témoins de Jéhovah…

Devant la colère des paysans, la préfecture de la Drôme a dû prendre des mesures drastiques, confinant tout simplement à la lutte antiterroriste. Ils attendent cependant que les tribunaux soient plus sévères face aux fanatiques…