Changement climatique : pourquoi ne pas taxer le Soleil ?

Changement climatique : pourquoi ne pas taxer le Soleil ?

31 octobre 2019 0 Par Charles

Le scientifique Vincent Courtillot membre éminent de l’honorable Académie des sciences et géophysicien de profession, remet le Soleil sur le devant de la scène climatique. C’est la place qui lui revient !

Parler du rôle du Soleil dans le climat est-il encore licite ?

On le sait, le GIEC semble aujourd’hui être l’organe autoproclamé de la vérité climatique dans le monde. Que la très grande majorité des scientifiques de la planète puisse s’opposer à ses méthodes ou conclusions, cela n’inquiète que fort peu les grands médias.

Il y a quelques décennies, la menace du « réchauffement climatique » a commencé à être brandie. La faute à qui ? Aux « émissions de gaz à effet de serre », sans aucun doute, tout comme la couche d’ozone a été trouée par les aérosols chinois. Même refrain avec la nouvelle mode : non plus le réchauffement, mais le « changement climatique ». Là aussi, le responsable est tout trouvé.

L’avantage du CO2, c’est qu’il s’agit d’un élément naturellement présent un peu partout et dégagé par toutes les combustions courantes réalisées par l’humanité, et ce au moins depuis le Néolithique. Avec les instruments du jour, qui plus est, il s’avère quantifiable, mesurable. Il est donc possible de le taxer, et ce marché peut être formidablement juteux. Grâce à l’inventivité qui est la leur, les gouvernements sont en outre capables de le triturer à merci, comme avec ces stupéfiantes élucubrations autour des taxes et autres crédits « carbone »…

Le bouc émissaire était donc parfait : l’indispensable dioxyde de carbone devait être désignée comme victime idéal. Les pouvoirs publics ne vont cependant pas jusqu’à récompenser les agriculteurs dont les plantes en consomment par la photosynthèse… Et les États n’ont pas non plus peur de diminuer les rendements agricoles en baissant les volumes d’émission de CO2.

Le Soleil, ce grand oublié du climat…

Le sieur Courtillot a le grand mérite de rappeler que le Soleil est le premier facteur influençant les températures sur la Terre. De 1910 à 1940, les températures ont augmenté en suivant une courbe similaire à celle de l’augmentation constatée entre 1970 à 2000, avec pourtant énormément moins de dioxyde de carbone. Ces mêmes températures ont baissé dans l’intervalle, c’est-à-dire entre 1940 et 1970, alors même que par rapport à la période précédente s’intensifiaient les émissions aujourd’hui jugées indésirables. Et depuis l’année 2000, en dépit d’émissions battant sans cesse de nouveaux records, la température moyenne mesurée stagne, au plus grand dam des militants verts.

À chaque fois, dans ces tendances de températures, c’est naturellement le Soleil qui a joué un rôle clef. Mais voilà, il est insolvable. Impossible de le taxer directement –peut-être essaie-t-on toutefois de taxer son Créateur en le chassant de sa Création… Difficile également de taxer ses consommateurs, à moins d’imposer un impôt sur les fenêtres, comme jadis les Anglais… Pareillement, taxer les panneaux solaires ne serait pas encore tout à fait dans l’air du temps. On comprend donc pourquoi les cercles de pouvoir se sont rabattus sur le pauvre dioxyde de carbone… !